L’équilibre acido-basique du corps joue un rôle essentiel dans le fonctionnement de l’organisme ; lorsqu’il est perturbé, certaines fonctions métaboliques peuvent être ralenties, ce qui affecte l’énergie, la digestion ou la récupération musculaire. Savoir comment vérifier le niveau d’alcalinisation du corps permet donc de mieux interpréter certains signaux et d’adapter son mode de vie en conséquence !
Différents indicateurs, dont le pH, peuvent aider à évaluer cet équilibre interne et à déterminer si le corps tend vers une acidité ou une alcalinité excessive.
Alcalinisation du corps : qu’est-ce que ça veut dire ?
L’alcalinisation du corps désigne le processus par lequel l’organisme maintient l’équilibre entre les substances acides et basiques présentes dans les liquides biologiques ; et cet équilibre est nécessaire au bon fonctionnement cellulaire.
A savoir : le pH, qui mesure l’acidité ou la basicité d’un milieu sur une échelle de 0 à 14, sert de repère : un pH de 7 est neutre, un chiffre inférieur à 7 indique une acidité et un chiffre supérieur à 7 traduit une alcalinité.
Pour rester en vie, le pH sanguin du corps doit rester légèrement alcalin, entre 7.35 et 7.45 maximum, et cet équilibre est garanti par plusieurs systèmes physiologiques, notamment la respiration et la fonction rénale. Les poumons, quant à eux, régulent la concentration en dioxyde de carbone tandis que les reins éliminent les acides ou les bases en excès. Lorsque tous ces mécanismes sont sur-sollicités, par exemple à cause d’une alimentation déséquilibrée ou d’un stress prolongé, l’équilibre acido-basique peut se dérégler.
L’alcalinisation vise alors à réduire l’excès d’acidité afin de revenir à un état plus favorable pour le métabolisme.
L’alcalinisation du corps est-elle détectable avec un testeur de pH ?
Oui et non.
Le pH du corps peut être évalué à l’aide d’un testeur de pH mais il faut comprendre que chaque liquide biologique a un pH différent. Le pH sanguin, par exemple, reste étroitement régulé et ne varie que très peu. Ainsi, la mesure directe de son pH n’est pas réalisable à domicile sans matériel médical à disposition. En revanche, il est possible d’utiliser le testeur de pH avec bandelettes pour mesurer celui de la salive ou des urines, qui sont deux indicateurs indirects de l’état acido-basique général.
Le pH de la salive reflète en partie la composition chimique du milieu buccal et peut donner une tendance du métabolisme, bien que de nombreux facteurs influencent la mesure, comme l’hygiène buccale ou le moment de la journée. Le pH urinaire, quant à lui, varie en fonction des aliments consommés et de l’élimination des acides par les reins. Des valeurs proches de 6,5 à 7,5 sont alors considérées comme équilibrées.
Point d’attention : ces tests doivent être interprétés avec prudence car ils ne traduisent pas le pH du sang ni l’état global d’alcalinisation du corps. Ils sont plutôt une indication générale qui peut ensuite orienter une réflexion sur l’alimentation et le mode de vie. En parler avec une personne compétente, comme un professionnel de santé ou une naturopathe, assure une interprétation juste des résultats et, surtout, la mise en place de solutions adaptées pour retrouver l’équilibre acido-basique, si nécessaire.
Comment rééquilibrer le pH du corps ?
En adoptant des habitudes qui favorisent la diminution de la charge acide.
Pour favoriser le bon fonctionnement de l’organisation, une consommation plus importante d’aliments dits alcalinisants comme les fruits, les légumes verts, les légumineuses et certaines eaux minérales, contribue à limiter la production d’acides métaboliques. À l’inverse, les produits riches en protéines animales, en sucres raffinés ou en aliments transformés sont à éviter car ils augmentent la charge acide.
Point d’attention : l’objectif n’est pas d’exclure ces aliments mais de maintenir le bon équilibre entre aliments acidifiants et alcalinisants !
De plus, bien trop oubliée et pourtant ô combien essentielle : l’hydratation. En effet, boire de l’eau facilite l’élimination des déchets acides par les reins. Une activité physique régulière favorise donc la respiration cellulaire et aide à maintenir un équilibre optimal.
Aussi, une bonne gestion du stress est nécessaire car une période de stress prolongée peut accentuer l’acidité corporelle en perturbant certains processus hormonaux.
Ce dernier nous permet de terminer sur le sommeil qui doit être suffisant et de qualité pour soutenir au mieux les fonctions de régénération et de détoxification du corps, contribuant ainsi à stabiliser le pH interne.
Vérifier le niveau d’alcalinisation du corps permet d’observer l’équilibre entre acidité et basicité, élément clé du bien-être physiologique. Les mesures de pH salivaire ou urinaire sont une première approche, bien qu’elles ne reflètent qu’indirectement la situation réelle du milieu interne. Mais en comprenant les mécanismes qui régulent cet équilibre, il est tout à fait possible de mettre en place les bonnes solutions, favorisant un fonctionnement harmonieux de l’organisme et préservant sa vitalité sur le long terme.






